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« LA ROUTE DES VINS D’ALSACE »

Mentionné pour la première fois en 1263 sous la forme d’un château, Cleebourg fait partie des possessions de l’abbaye de Wissembourg, puis passe entre les mains de l’Electeur Palatin aux XIV et XVè siècles. 
En 1504, le village devient la propriété des Deux-Ponts qui l’érigent en chef lieu de bailliage. C’est en 1617, que Jean Casimir de Deux-Ponts, futur époux de la princesse Catherine de Suède, devient le seigneur des lieux. Le village vit alors sous régime suédois jusqu’à la veille de la Révolution (1787), date à laquelle le roi de Suède renonce officiellement au bailliage de Cleebourg qui intègre ainsi le royaume de France.
Ballotté entre la France et l’Allemagne durant les guerres de 1870, 1914/1918 et 1939/1945, Cleebourg n’en reste pas moins célèbre grâce à son vignoble.
Depuis 1973 Cleebourg s'est associée avec Bremmelbach

Les premières vignes de Cleebourg furent plantées dès le VIIIè siècle par les moines bénédictins de l'abbaye de Wissembourg. Ce vignoble alimenta la région durant tout le Moyen Age et ses vins s’exportaient bien au-delà de nos frontières. Replanté dès 1942 en cépages nobles, la législation allemande interdisant l’usage des hybrides, le vignoble cleebourgeois connaît un succès qui n’a fait que croître au fil des années.

Aujourd'hui les 200 vignerons sont regroupés en coopérative viticole et exploitent les 165 ha du vignoble de Cleebourg qui s'étend à Oberhoffen les Wissembourg, Rott et Steinseltz. La qualité du terroir favorise l'épanouissement des sept cépages alsaciens et de deux sites de crémant.
Tous les cépages alsaciens sont représentés, vous pourrez d'ailleurs les découvrir en parcourant le sentier viticole : le Sylvaner, le Pinot Blanc Auxerrois, le Riesling, le Pinot Noir, le Pinot Gris, le Muscat, le Gewürtzraminer.

Vous pouvez également visiter le site de réimplantation de la cigogne blanche à Cleebourg (près de l'aire de départ des sentiers pédestres).

 


Maire : M. Serge STRAPPAZZON
Habitants : 519
Mairie : 63 rue principale
Tél. / Fax : 03 88 94 52 23
Horaires d’ouverture au public : lundi et vendredi de 19h à 21h

 

 


Ludwig Haeusser (1818-1867), injustement oublié !

Historien et homme politique, originaire de Cleebourg, L.Haeusser semble en effet, en dehors d’un petit cercle d’érudits (au premier rang desquels Mme Anneliese Kaltenbach qui lui a consacré une étude savante publiée chez PUF en 1965), avoir été oublié depuis la fin du XIXème siècle, éclipsé sans doute par la personnalité plus visible de Bismarck qu’il n’aimait d’ailleurs guère. Fils d’un pasteur du culte réformé, d’origine palatine, et d’Anne-Marie née Paniel, L.Haeusser est né le 26 octobre 1818 au presbytère, comme le rappelle une plaque commémorative que le Kreisdirektor Stichaner a fait apposer, à la fin du XIXème s., sur le presbytère calviniste. Mais le pasteur étant mort prématurément (34 ans) en 1821, sa veuve s’établit à Mannheim où L.Haeusser fait ses études, avant d’enseigner lui-même. Professeur d’histoire à l’Université de Heidelberg pendant 25 ans, il y tient une place de premier plan, publiant de grands ouvrages historiques, en particulier, une histoire du Palatinat et, de 1854 à 1857, une Histoire d’Allemagne qui fait date. Pour lui, l’histoire est école de patriotisme et, si la politique fait l’histoire, l’histoire aussi fait la politique, d’où son indispensable engagement personnel. C’est au cours d’un séjour à Paris dans les années 1840, que Haeusser en prend conscience : l’avenir de son pays ne peut être simple réplique du libéralisme à la française. Né français, mais homme politique badois, il conjure les Allemands « d’oublier toutes leurs discussions religieuses et politiques ainsi que les rivalités locales pour veiller aux intérêts allemands » et, toute sa vie est un combat pour la liberté et l’unité allemande. Député badois libéral sous la Révolution de 1848, il se révèle orateur talentueux et participe aux discussions sur la réforme de la Confédération allemande. Puis, revenu au premier plan après 1859, il lutte pour un libéralisme fédéraliste, s’oppose à la politique bismarkienne, qu’il juge par trop prussienne et nuisible à la cause de l’unité. En fait, Haeusser est le précurseur d’une Allemagne fédérale dans laquelle les différentes volontés s’équilibrent, peut-être est-il aussi l’annonciateur de l’Europe à venir … 

Extrait du Livre « Le pays de Wissembourg » en vente dans les Mairies, les Offices de Tourisme et à la Communauté de Communes.

 

 
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